ESCAPE GAME
Adam Robitel

EnterreLe seul (petit) mérite de Escape Game tient à l’efficacité de ses péripéties, que ne renieraient pas les amateurs de Fort Boyard. Qu’on se rassure toutefois, pas de Père Fouras ici, mais un génie du Mal connecté qui aurait trop regardé Cube de Vincenzo Natali et Hostel d’Eli Roth. Le souci c’est que le réalisateur Adam Robitel n’a, au contraire de Natali, rien inventé. Quant à Roth, il n’en a ni le talent, ni son mauvais goût assumé pour l’irrévérence, ni son humour grinçant. Résultat, Escape Game est un film d’épouvante jetable de plus, aux casting et scénario corrects, mais qui pêche par opportunisme (le succès actuel des escape rooms) et un manque évident d’ambition. Entre la prétention de La Cabane dans les bois (2012) et la modestie un peu feignante de ce genre de productions ultra balisées (façon Conjuring et consors), on dirait que les Golden Boys de l’horreur des années 10 n’ont pas d’échappatoire.

François Corda

| 27 février 2019 | Etats-Unis


 

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