JAY-JAY JOHANSON
kings cross

Et si Kings Cross était le plus bel album de Jay-Jay Johanson depuis The Long Terms Physical Effects Are Not Yet Known (2007) ? En tout cas il s’agit de celui qui s’impose le plus rapidement comme un petit classique. La faute à une production et des arrangements plus touffus, des mélodies plus séduisantes. Le travail d’assèchement du suédois, entrepris depuis le minéral Self-Portrait (2008), semblait déjà prendre fin sur Bury The Hatchet. Avec Kings Cross, Johanson assume définitivement son retour au duvet nostalgique de ses débuts trip-hop, à l’image des brumeux « Not Time Yet » et « Dead End Playing » qui ouvrent et ferment un disque qui semble avoir été composé dans l’antichambre d’un bar peuplé d’âmes en peine, un sourire triste au coin des lèvres.

François Armand

Jay-Jay Johanson / kings cross (Suède | 19 avril 2019)

 

 

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