47 METERS DOWN
Johannes Roberts

Le spectateur est à l’image de ses deux héroïnes, il se demande comment il va sortir de ce bourbier. Le bourbier en question, c’est un sous (sous) genre du cinéma horrifique, le shark movie. Comme si ce dernier ne s’était jamais remis de sa genèse, Les Dents de la mer. Il y a bien eu le coup d’éclat Open Water en 2004, qui misait tout sur le hors-champ (pas de requin, pas de plaies visibles) et la nostalgie profonde, celle d’en couple qui vit ses derniers instants. Alors, soit, 47 meters down n’est pas aussi honteux que le récent Instinct de survie, parce qu’il prend le parti de la vision sous-marine permanente et du huis-clos en cage, clin d’oeil très appuyé au film de Spielberg. Mais que c’est prévisible, que c’est long ! Si seulement Johannes Roberts avait réussi son exposition, que l’on puisse s’identifier un tant soit peu à nos souffre-douleurs… Mais qui s’attachera à ces deux bimbos écervelées ? Restent une sensation de claustrophobie, finalement assez peu exploitée, et quelques scènes de sauvagerie et montées d’adrénaline bien senties en fin de métrage qui nous rappelle au bon souvenir de la boucherie perpétrée par Alexandre Aja dans Piranha 3D.

François Corda

 

Laisser un commentaire (soumis à modération)

Commencez à écrire et validez pour lancer la recherche.