UN VRAI BONHOMME
Benjamin Parent

Si l’on a envie de défendre un petit film comme Un vrai bonhomme, ce n’est certainement pas, évidemment, pour sa facture télévisuelle. La mise en scène de Benjamin Parent est transparente, soit, mais la légère excitation rencontrée à la vision d’Un vrai bonhomme tient plutôt à ce qu’il embrasse avec une belle pertinence deux thématiques pour le moins casse-gueule : le deuil et l’adolescence. Et de ce point de vue, le réalisateur français vise étonnamment juste en misant tout sur la légèreté, à la façon d’un Riad Satouff, en moins joyeusement bordélique, mais de façon plus sensible peut-être. Jamais tire-larmes, le récit suit pas-à-pas, de façon un peu scolaire mais avec beaucoup d’empathie, le parcours psychologique de Tom. Le jeu des acteurs, adultes comme adolescents, est empreint d’une certaine vérité, les dialogues et situations sont pertinents, et Benjamin Parent, présent derrière tous ces postes là, ne peut que susciter le respect pour être parvenu à ses fins sur un premier film au sujet aussi délicat.

François Corda

1h 28min | 8 janvier 2020 | France

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