FONTAINES DC
dogrel

Ca commence comme un bel hommage aux Cure de Three Imaginary Boys et aux Clash de London Calling. Et puis Fontaines D.C. s’engouffre ensuite dans un post-punk beaucoup plus personnel, peuplé de lignes de basse affûtées, de riffs de guitare incandescents, avec cette touche pop et ce son hors d’âge qui projettent immédiatement Dogrel dans la stratosphère des classiques instantanés. Le quintet irlandais réussit le grand écart parfait entre la fin des seventies et notre époque, tout aussi propice à la rébellion : séduisant, frontal et joueur (Fontaines D.C. trimballe l’auditeur d’une émotion à l’autre avec beaucoup d’aisance), Dogrel est de ces disques qui pourraient presque nous faire croire (à tort), le temps d’une trentaine de minutes, qu’on n’a décidément rien inventé en musique depuis quarante ans.

François Corda

Fontaines D.C. / dogrel (Irlande | 12 avril 2019)

 

 

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