FRACTAL GATES
the light that shines

Seul, perdu dans l’immensité, l’astronaute flotte, impuissant, dans le vide. Au loin, son vaisseau dérive, la carlingue éventrée. Soudain un crachotement se fait entendre dans son casque… Puis c’est un fracas terrible qui emplit tout l’espace-temps. La source de ce rugissement ? Peut-être est-ce celui de The Light That Shines, troisième album de Fractal Gates. A son écoute, la chaleur des étoiles les plus proches se fait sentir, et l’astronaute se retrouve balloté entre mondes étranges et singularités sidérales. Fidèle à son style caractéristique, inspiré du death mélodique scandinave, le groupe parisien repart en mission, toujours à travers un univers SF, au son de plus en plus contrasté, entre l’apesanteur amenée par une guitare lead cristalline et la noirceur froide des rythmes. A peine quelques pauses synthétiques et atmosphériques jalonnent un album qui file à toute berzingue entre les étoiles, propulsé par une production claire et précise, grâce à laquelle les mélodies envahissent le cortex de notre astronaute de manière inexorable, contrebalancées par un chant grave et tonitruant. Toute raison fuit, il ne reste plus qu’à lâcher prise et à se laisser tomber dans l’espace infini.

 

François Armand

Fractal gates / the light that shines  (France | 12 mai 2018)

 

 

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