JEUNE FEMME
Léonor Serraille

Malgré ses quelques errements (une narration un peu lâche, notamment, un humour qui ne fait pas toujours mouche), Jeune Femme reste l’un des plus beaux portraits de femme au bout du rouleau vu au cinéma ces dernières années. Laetitia Dosch est évidemment largement impliquée dans cette réussite, elle dont on attendait depuis La Bataille de Solférino qu’elle retrouve un premier rôle à la mesure de sa démesure. Elle qui parvient à rendre touchante cette Paula pourtant insupportable, elle dont chaque expression de visage est un condensé de comédie dramatique. Il faut d’ailleurs saluer le courage de Léonor Serraille d’avoir chargé autant son personnage émotionnellement, de l’avoir volontairement présenté comme antipathique, voire pathétique, pour mieux inciter les spectateurs à chercher la part de fragilité chez Paula et l’accepter comme quelque chose de beau et émouvant.

François Corda

 

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