IT COMES AT NIGHT
Trey Edward Shults

On ne peut s’empêcher, à la vision d’It Comes at Night, de penser à The Survivalist (2015), qui n’avait à l’époque pas bénéficié d’une sortie en salles. Pas sûr que Trey Edward Shults se soit réellement inspiré dudit film, mais le défi eschatologique est le même : survivre dans les bois, rester isolé à tout prix, ne faire confiance à personne. It Comes at Night joue plus sur le registre de la peur (et non de l’horreur, d’ailleurs), mais ose affronter les notions de rencontre et d’espoir quand The Survivalist s’en détournait crânement, au risque parfois de frôler la pause. It Comes at Night assume en tout cas pleinement son manque de moyens, et les talents d’économie de mise en scène de Trey Edward Shults (particulièrement doué dans son utilsation flippante du hors-champ), comme sa direction d’acteurs, suffisent à produire un drame étouffant, sublimé par un final en forme de coup de massue.

François Corda

 

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